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31 octobre 2007
Interview de Karim dans le Parisien
Ci-dessous, voici une interview de Karim parue le samedi 31 octobre dans le quotidien le Parisien. Il aborde dans cet article le thème des banlieues.
La situation a-t-elle évolué depuis l'automne 2005 ?
Karim Zéribi. La réforme profonde n'a pas eu lieu. Eu égard à ce qui s'est passé dans notre pays, il y a eu un manque d'ambitions. A la Castellane à Marseille, à Lille-Sud ou au Mirail à Toulouse, le taux de chômage reste trois à quatre fois plus élevé que la moyenne nationale. Il y a toujours des gens en grande souffrance, qui sont dans l'inutilité sociale. Tout est fait pour favoriser un repli communautaire. La République est aux abonnés absents dans les quartiers, alors qu'il faut aller à la reconquête. Je ne suis pas dans une logique de demander plus, mais de faire mieux avec ce que l'on a. Les politiques restent dans l'incantation. Il est temps de sortir du discours misérabiliste.
La nomination de Fadela Amara au secrétariat d'Etat à la ville change-t-elle la donne ?
Ouvrir, comme elle l'a fait, un blog pour faire parler des minots de 15 ans qui écoutent Skyrock en croyant que c'est la recette miraculeuse ne fera pas sortir les cités du marasme. Les quartiers ne veulent pas de grands discours, de mesurettes. La banlieue doit passer de la culture du fatalisme à la culture du tout est possible, du désespoir à l'espoir. On ne réussira cette bascule que si le gouvernement fait dans le pragmatisme, en soutenant, notamment, des initiatives privées.
« Sarkozy est resté silencieux »
Croyez-vous au plan banlieue qui se prépare ?
Ce plan Marshall, c'est de la sémantique. C'est dès septembre dernier qu'il aurait dû être présenté, pas en janvier prochain. On en est encore à la consultation, on fait du Ségolène Royal, du participatif ! Depuis sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy est sur tous les fronts. Mais sur la question des banlieues, il est resté silencieux. C'est pourtant un peu sur ce sujet qu'il s'est fait élire. J'ai cru qu'il pouvait apporter un électrochoc, je suis déçu. Il doit reprendre la main. Il faut qu'on puisse enfin se dire : Ça y est, la France a compris !
Propos recueillis par V.Md
21:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05 octobre 2007
Le consul général des Etats-Unis en visite sur le terrain
Bonjour à tous.
Je vous l’avais dit il y a peu, je ne peux concevoir mon action pour l’intérêt collectif dans l’incantation perpétuelle et j’essaie le plus souvent possible de coller à la réalité du terrain.
Et dans ce domaine, je suis assez heureux d’avoir reçu dans les quartiers Nord le Consul Général des Etats-Unis en poste à Marseille.
En effet, nous avons passé ce 28 Septembre dernier une journée avec Philip J. Breeden et je dois dire que les acteurs économiques et associatifs que j'avais conviés à cet évènement ont appréciés la richesse et la qualité des échanges.
La journée a débuté à la permanence d'APCRecrutement pour un débat sur le thème central de l'égalité des chances et du vivre ensemble, vu du côté français et du côté américain. Chefs d'entreprise, responsables d'association, jeunes diplômés, hommes et femmes de Marseille ont pu ainsi tout à la fois exprimer leurs réserves sur le modèle républicain à la française quand il ne traite pas de la même manière tous ses enfants et questionner le Consul à propos de “l'affirmative action”, les conditions de sa mise en œuvre, les avancées qu'elle a permis mais aussi ses limites et ses dérives.
Un déjeuner dans un restaurant du 15° arrondissement avec des chefs d'entreprises de la zone franche a permis au Consul de mesurer les écarts et les similitudes entre nos modèles économiques sur des questions concrètes comme la liberté d'entreprendre et la création d'entreprise, les droits et les devoirs des salariés et des patrons mais aussi les difficultés de recrutement rencontrées dans certains métiers en tension.
L'après-midi, le Consul a souhaité rencontrer des marseillais de confessions musulmanes, dans le quartier du Marché aux Puces, pour comprendre ce qui, à Marseille, plus que nulle part ailleurs, exprime la diversité et la tolérance entre les différentes composantes de la société.
La visite s'est poursuivie dans le 3° arrondissement, chez une famille habitant la cité Félix Pyatt. En fin de journée, des médecins et secrétaires du cabinet médical ont pu témoigner au Consul leur attachement à ce quartier si particulier et montrer ainsi que l'on pouvait vivre et s'enrichir de nos différences.
Je vous avoue que cette journée m’a particulièrement touché car elle représente un symbole fort à mes yeux car même si nous ne partageons pas les mêmes points de vue sur la politique initiée par l'administration américaine j’ai été extrêmement satisfait de ces échanges qui ont mis en lumière tout l'intérêt d'établir des relations de confiance, d’ouverture et d'amitié pour découvrir la culture de l'autre.
Pour paraphraser Mark Twain, Le Consul a conclu que “voyager porte un coup de grâce au préjugé, au fanatisme et à l'étroitesse de l'esprit”.
Pour ma part, en référence à un proverbe Africain, je dirais que "La perle est sans valeur dans sa propre coquille"...
Alors bien sûr, d'autres rencontres de ce genre sont déjà prévues.
14:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
02 octobre 2007
Fier, confiant et déjà au travail...
Bonjour à tous. Je ne me suis plus exprimé sur mon blog depuis que j’ai annoncé mon soutien pour Jean-Noël Guérini, c'est-à-dire le 17 Septembre dernier.
Depuis ce jour, je n’ai cessé d’assurer une présence sur le terrain aux cotés d’acteurs associatifs, économiques et politiques afin de les associer à la construction d’un grand projet pour Marseille.
Mais aujourd’hui, je voulais revenir sur ma nomination de porte-parole du candidat Jean-Noël Guérini pour dire trois choses.
Dans un premier temps, je voudrais vous dire ma fierté d’avoir intégré l’équipe de Jean-Noël Guérini car je porte une estime sincère pour cette personnalité politique et j’ai la conviction qu’il est le meilleur pour diriger la ville de Marseille.
Le fait qu’il m’ait nommé porte-parole me réjouit mais je mesure d’ores et déjà le chemin qu’il reste à parcourir pour l’aider à devenir le premier magistrat de la ville.
Ceux qui me connaissent le savent, je ne suis pas du genre à me complaire dans les distinctions en tous genres. Je suis un homme d’action qui défend des idées avec force et conviction et qui agit au plus près du terrain. Le sens de mon engagement se situe dans l’action et encore dans l’action.
Pour finir, je dirais que je suis très confiant pour l’échéance municipale de mars 2008 car nous avons le candidat et l’équipe pour aller chercher la victoire.
En tous cas depuis le 17 Septembre je me suis mis au travail pour construire pas à pas cette fameuse victoire…
00:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


